13.05.2008

LES SUPERMARCHES SONT-ILS DES ONG ? SUITE

      Un article de deux pages dans Aujourd'hui paru ce jour vient malheureusement conforter de façon scandaleuse ce que j'écrivais il y a deux jours sur les supermarchés. Cet article au titre  racoleur: "ils trouvent leurs repas dans les poubelles des magasins" comporte une interview de Jérôme Bédier, président de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution qui ne trouve à faire, sans une once de compassion, que la déclaration suivante: "si çà peut être utile à certains..."
      Ce même article nous apprend que certains responsables de magasins aspergent les invendus de détergent  pour les rendre impropres à la consommation.
      Voilà où nous en sommes rendus: de nombreuses personnes qui font les poubelles pour se nourrir et une caste de faiseurs de fric qui non seulement n'en a cure mais qui pousse l'indécence jusqu'à harceler ces malheureux. Qu'ils ne viennent pas s'étonner qu'un jour, ils viennent se servir directement dans les magasins.  

12.05.2008

UMP: UNION pour MUSELER la PRESSE ?

        Ces derniers jours, la clef d'un grand mystère vient de nous être révélée. Nous pensions que notre pouvoir d'achat s'érodait, que notre droit du travail s'effilochait, que nos libertés se désagrégeaient, que l'image de la France dans le monde se délitait...mais tout ceci n'était qu'une illusion, qu'un cauchemar...dont la responsabilité incombe à la presse qui prend un malin plaisir paraît-il à critiquer le gouvernement et qui ne fait pas ce que celui-ci lui demande, à savoir prêcher la bonne parole sarkozienne.

       Le président de la République que certains ont choisi (et ils sont, me dit-on, de moins en moins nombreux) se sera mépris sur la notion de Journal Officiel.

11.05.2008

LES SUPERMARCHES SONT-ILS DES ONG ?

      Les tirades de Michel-Edouard Leclerc et d'autres voudraient faire prendre aux consommateurs des vessies pour des lanternes (made in China, les lanternes ?). Les chaînes de supermarchés sont des boîtes à faire de l'argent, beaucoup d'argent, ce ne sont pas des établissements philanthropiques. Par des politiques sociales  minimalistes, par des conditions drastiques imposées aux fournisseurs, avec des importations en provenance de pays où les salaires sont symboliques, elles y parviennent très bien. Leurs comptes en témoignent. Baisse du pouvoir d'achat oblige, les hard discounters ont aujourd'hui le vent en poupe et viennent tailler des croupières aux grandes enseignes qui du coup font des pieds et des mains pour empêcher leur développement, d'autant que l'on trouve désormais dans ces magasins certaines grandes marques. Ces hard discounters sont eux aussi des boîtes à profits. La bataille qui s'engage entre les deux formes de distribution se résume à ceci: qui parviendra le mieux à faire ouvrir notre porte-monnaie.