11.12.2009

APRES LA MAIN DE THIERRY, LA PATTE DE GEORGES...

        Après la main de Thierry, la patte de Georges ...La direction du parti socialiste, à regret il faut bien le dire, a choisi de s'incliner et ne présentera pas de liste contre l'actuel président de la région Languedoc-Roussillon, exclu en 2007. On se souvient des déclarations honteuses de Georges Frêche sur l'équipe de France et sur les Harkis. On connaît également sa conception de la gouvernance d'une région. Alors, doit-on gagner à tout prix ? Pourra-t-on pour autant considérer que la gauche a gagné s'il l'emporte ? Etre de gauche, c'est un projet de société différent de celui qu'on nous inflige actuellement, mais c'est aussi une éthique. Il s'en trouvera bien sûr pour mettre en avant je ne sais quelle realpolitik pour justifier cette décision. Vision à court terme. Comment regretter l'absention, réconcilier nos concitoyens avec la politique, faire valoir nos différences, en cautionnant par défaut des attitudes et des comportements à cent lieues de ce que nous voulons proposer aux Français ? Je ne sais pas si Georges Frêche l'emportera en mars. En tout cas, il a déjà fait gagner le système contre le renouveau.

07.12.2009

L'EDUCATION AU SILENCE ET AU LABEUR

      Après la réflexion sur la suppression des sections ES, voici venir la suppression de l'enseignement de l'histoire dans les sections S. Le gouvernement n'est, une fois de plus,  pas à une contradiction près: supprimer l'enseignement de l'histoire et lancer un débat sur la Nation. Ce n'est malheureusement pas qu'une contradiction, c'est aussi et surtout une volonté délibérée de donner à l'enseignement une vocation purement utilitariste: faire des jeunes de bons salariés plus que des citoyens, et il faut comprendre par bons salariés, des Français qui travaillent sans trop se poser de questions sur les mécanismes économiques et les relations sociales, ce qui les amènerait à prendre conscience que le modèle de société qu'on leur vend à longueur de journée a fait une bonne fois pour toutes la démonstration de ses aberrations, sans trop de références historiques non plus, qu'il s'agisse de la conquête des droits sociaux aujourd'hui mis en pièces, ou de périodes peu glorieuses qu'il faut pourtant évoquer si l'on veut parler de la Nation.

04.12.2009

LE FRANC SUISSE DEVALUE

         Le Suisse n'aime pas les minarets. Dressé jusque dans les villes, le minaret fait concurrence aux sommets enneigés. Le minaret fait lever la tête au touriste qui du coup s'égare et oublie de s'arrêter à la banque pour déposer ses économies non déclarées au fisc. L'ombre du minaret se projette sur les façades et cache les enseignes des établissements financiers. Du haut du minaret on peut voir Polanski se faufiler dans les rues pour échapper à la police. Le minaret est moqueur: il rappelle aux Helvètes qu'il n'ont pas de fusée Ariane. Mais le Suisse a une solution pour ne pas voir le minaret, c'est de marcher tête basse, pour cacher sa honte. Pour fêter cette votation, je propose que la Suisse fasse de Besson et Hortefeux des citoyens d'honneur.