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30.11.2007
A LA SAINT NICOLAS PLUS PAUVRE TU SERAS
Il paraît que Nicolas Sarkozy était attendu comme le Messie. Mais non. Ses mesures ont fait pschitt comme aurait dit son prédécesseur.
N'osant pas attaquer de front les 35 heures, Sarkozy entreprend un travail de sape avec sa proposition de suppression en contrepartie d'une augmentation de salaire. Une augmentation ponctuelle contre la suppression définitive des 35 heures. Espérons que les salariés n'entreront pas dans ce marché de dupes qui donnerait en outre lieu à des exonérations de charges sociales, nouveau cadeau au patronat, pour le paiement de jours RTT.
Grâce à Nicolas Sarkozy, une fois n'est pas coutume, les Français auront découvert que les heures supplémentaires effectuées par les fonctionnaires sont parfois moins rémunérées que les heures normales. Pour des gens que l"on présente comme des nantis...
Sarko revient également à la charge sur le travail le dimanche. Les adeptes de la grasse matinée dominicale feraient bien d'en profiter...
Il prévoit également une discussion avec la grande distribution sur les prix. Si la baisse se fait au détriment des petits fournisseurs ou d'une explosion des importations chinoises...On aimerait être certain que les hypers ne sont pour rien dans les hausses actuelles...
Seules les mesures en lien avec le logement peuvent s'avérer intéressantes. Mais combien de temps faudra-t-il pour leur mise en oeuvre (notamment le service de mutualisation pour les cautions, dispositif directement inspiré du programme de Ségolène Royal) dans un contexte où les propriétaires ne vont pas manquer de protester.
Une fois de plus, le blabla remplace l'action, le faire savoir supplée le savoir faire.
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29.11.2007
COMBIEN DE TEMPS ENCORE ?
Combien de temps encore les Français vont-ils se laisser berner par les filouteries de marchand d'aspirateurs à domicile de Nicolas Sarkozy ? Son petit numéro face aux complaisances pépédéennes et chabotiennes commence pourtant à être éculé. Sur les banlieues par exemple: le propos reste soigneusement calé sur les graves débordements que naturellement chacun condamne. Au bout d'un moment, le fait générateur de tout cela, la mort de deux adolescents et les déclarations des policiers désormais contestées par une vidéo, sont complètement oubliés.
Nicolas Sarkozy avait déjà tenté et réussi le banco pendant la campagne électorale en escamottant sa responsabilité dans les errements de la politique menée par le gouvernement Villepin, où il se posait pourtant au moins en vice premier ministre. On rappellera d'ailleurs que lors des précédentes émeutes, en novembre 2005, il était ministre de l'intérieur. Bien que ces émeutes aient constitué les faits les plus graves depuis mai 68, ni vu ni connu j'tembrouille.
Alors même que la situation économique et sociale a continué de se dégrader, alors qu'il a été élu président de la République et qu'il ne peut plus se défausser sur Jacques Chirac (mais il trouve toujours opportunément à redire sur le comportement des membres du gouvernement qu'il a lui même choisis), il va réussir le super banco grâce à la somnolence des Français.
Le réveil risque pourtant d'être brutal: hausse des prix, franchises médicales, dégradation des conditions de travail, persistance des problèmes de logement, climat social pesant... la rupture risque de ne pas être celle escomptée...
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28.11.2007
TROP DE POUVOIR D'ACHAT OU TROP D'ATTALI ?
Si le but recherché était l'effet médiatique par la provocation, ce but est atteint. En déclarant que nous avons trop de pouvoir d'achat, Jacques Attali a suscité une légitime colère. Malheureusement, Attali pense sans doute vraiment ce qu'il dit à ce sujet.
J'ai déjà évoqué ici les travaux de la commission Attali (cf 5 novembre) à propos des supermarchés. Mais manifestement l'ancien sherpa de François Mitterrand (sans commentaire) est atteint par le sarkogunya liberalum qui sévit actuellement. Les propositions qu'il formule ne seraient pas reniées par le bureau éxécutif du MEDEF.
On connaît les fondements de la position de monsieur Attali: déficits publics, importations de biens de consommation etc. Monsieur Attali est par trop déconnecté de la réalité. Il s'imagine sans doute que les Français vivent dans les ors et le marbre de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) dont il avait dû démissionner en 1993.
A l'heure où de nombreuses études s'accordent à noter la progression de la pauvreté, l'écart croissant de richesse entre une poignée de privilégiés et la plupart des Français, monsieur Attali nous assène ses doctes considérations. Le jour où monsieur Attali vivra comme nous, nous donnerons du crédit (jeu de mots attaliesque) à ses propos.
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27.11.2007
JIANZHENG
Jianzheng... c'est le titre en chinois du livre de Nicolas Sarkozy, Témoignage, tiré à 5 000 exemplaires. Attention aux contrefaçons! Le séjour du chef de l'Etat a débuté à Xian pour une visite du site de la fameuse armée enterrée (les illusions des électeurs de droite ?).
Les Chinois peuvent être rassurés. Sarkozy poursuivra la politique du kowtow (courbette). La situation économique catastrophique et un déficit commercial substantiel justifient bien quelques entorses aux grands principes et quelques complaisances.
Malgré les grands discours sur l'écologie, on bazarde allègrement quelques Airbus, quelques centrales et un soupçon de matériel pour assurer le brouillage des émissions occidentales trop prisées par quelques dissidents.
Le président pourra bien revenir en France et parader comme un petit coq. Les droits de l'homme restent bafoués, le yuan n'est toujours pas dévalué, la contrefaçon continue, l'environnement se dégrade et la Chine accentue sa présence dans le monde, notamment en Afrique, terre gorgée de matières premières...
22:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LA PHOTO QUI TUE

Martin Hirsch et Laurence Parisot à l'ouverture du Grenelle de l'insertion (Le Monde AFP)
00:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
POUTINE - KASPAROV : ECHEC ET MAT
Décidément, le régime instauré par Poutine est sur une mauvaise pente. En arrêtant Kasparov et en le condamnant à cinq jours de prison à une semaine des élections, Poutine vient de franchir une nouvelle étape guère réjouissante, plus proche du coup de force que du coup de maître. Cette remarque ne vaut pas adoubement de Kasparov et de sa coalition d'opposants dont le projet politique est assez difficile à cerner. Il n'en demeure pas moins qu'avec Bush d'un côté et Poutine de l'autre, le monde a peu de chances de gagner en stabilité.
00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2007
AUX SALARIES DU PRIVE
Alors que vient de s'achever la grève dans les transports, revenons un instant sur des propos trop souvent prononcés: "moi aussi mon travail est pénible" "moi aussi ma retraite ne sera pas élevée" "moi aussi je vais devoir travailler plus longtemps"... Comprenez par là "je n'ai aucun avantage, il est par conséquent normal de supprimer ceux que pourraient avoir les autres..."
Tout aussi affligeant l'exemple du conducteur de TGV toujours mis en avant pour illustrer la condition de cheminot. C'est comme si on présentait le pilote de ligne ou le chirurgien comme les exemples les plus pertinents pour évoquer l'ensemble du personnel des compagnies aériennes ou des hôpitaux.
Mais la "popularité" de ce genre de discours tend à démontrer que la manoeuvre du gouvernement qui a consisté à détourner l'attention en appliquant le vieil adage "diviser pour régner" a en partie réussi.
En vérité, personne ne conteste la nécessité de faire évoluer le régime des retraites pour tenir compte de l'évolution de la démographie et de notre société en général. Mais cette évolution doit se traduire par la recherche d'une amélioration pour tous et non par un nivellement par le bas. Ce n'est pas une utopie, les moyens existent, c'est affaire de choix. Comme a pu le rappeler hier soir Danielle Mitterrand invitée de l'émission de Laurent Ruquier, nous avons plus que jamais à choisir entre une société tournée vers l'argent et le profit comme seule finalité et une société à la recherche de plus de justice, de solidarité, de progrès social.
Que l'on se rappelle à cet égard que la majorité actuelle a décidé de se passer de 15 milliards de recettes fiscales dés le début de son mandat pour lancer un signal fort en direction de son électorat le plus aisé. Si l'on ajoute à cela les cotisations non réglées à la sécurité sociale par les entreprises, les exonérations diverses de charges sociales, on voit bien que des moyens peuvent être mobilisés pour faire d'autres choix.
Que les salariés du privé ne s'y trompent pas. Après les régimes spéciaux, viendra le tour du régime général qui finira par disparaître au profit de cotisatons volontaires (lorsque bien entendu on aura les moyens). Viendra ensuite le temps de s'intéresser à notre système de santé: déremboursement de médicaments, franchises et autres forfaits hospitaliers, mutuelles de plus en plus chères, la médecine à deux vitesses est en route. Vous pensez que vos enfants s'en sortiront grâce aux études ? Une fois installé dans le paysage, le financement des universités par les entreprises permettra à l'Etat de se désengager. Les universités les moins attractives (quelle entreprise verra un intérêt à financer une fac de lettres?) seront condamnées à vivoter faute de moyens. Vous travaillerez plus longtemps? Même pas, c'est un leurre. Qui sont les victimes des plans sociaux? Les plus de 50 ans.
C'est une société à l'américaine que nous prépare Nicolas Sarkozy. Pas l'Amérique des dépliants touristiques qu'il a décrite dans son discours à l'occasion de son récent déplacement aux USA, mais l'Amérique du business et des multinationales.
Alors, plutôt que rabacher toujours les mêmes discours sur les fonctionnaires, ouvrez un peu les yeux.
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24.11.2007
A CEUX DE CHEZ ERNAULT...
Au début de cette année, nous avions appris la liquidation de l'entreprise Ernault. Ernault, après Ernault Toyoda, Ernault Somua, Les Batignolles...Les Batignolles, une institution pour les Choletais...Cette fin de semaine, le matériel de l'usine a été bradé à des prix dérisoires...
Alors pour ceux des Batignolles et pour tous les ouvriers, je publie à nouveau aujourd'hui le petit texte que j'avais écrit à l'époque en février 2007...
Ce soir, glissant dans ma bagnole,
Je me faufile jusqu’aux Batignolles,
Nostalgie… souvenirs qui s’étiolent.
Pincement de cœur devant ces façades,
Usées, vieillies, presque malades,
A l’intérieur, machines à la parade…
La France qui se lève tôt,
Tu l’as connue toi mon Jojo,
Un peu plus que certains saligauds…
Le bruit, l’huile, les copeaux d’acier,
Ah çà ! fallait pas faire semblant de travailler,
Et dans les pognes t’avais un métier…
On nous dit que tout est possible…
Sauf d’empêcher l’inadmissible,
Et les désillusions, terribles…
Allez viens mon Jojo, viens me raconter les Batignolles…
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2007
PETITS PORTEURS, GRANDS MALHEURS...
A l'occasion du salon Actionaria, la presse se répand sur la morosité du petit porteur et rapporte avec inquiétude que le CAC 40 est passé hier sous son niveau de début 2007.
Que l'on ne compte pas sur ma compassion. Prenons quelques exemples:
Le petit actionnaire Total peste-t-il contre la hausse des carburants ou se frotte-t-il les mains des effets positifs sur ses actions et ses dividendes?
Le petit actionnaire Alcatel déplore-t-il les récentes décisions de l'entreprise qui vont se traduire en milliers de licenciements ou se félicite-t-il de la hausse de son titre favori, hausse quasi mécanique d'ailleurs, à chaque fois qu'un groupe annonce des suppressions d'emploi ?
Mais une question reste en suspend: le petit porteur qui vient d'être licencié par une société dont il détient quelques titres sera-t-il satisfait d'avoir contribué par sa perte d'emploi à l'amélioration des bénéfices?
23:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
EN TOUTE FRANCHISE, SE SOIGNER SERA BIENTÔT UN PRIVILEGE
Nous ne sommes pas tous égaux en matière de santé. Notre patrimoine génétique, notre mode de vie, sont à l'origine de bien des différences en ce domaine. Et comme pour tous les champs d'action sur lesquels on constate des injustices, la société en général, et le pouvoir politique en particulier, se doivent d'intervenir. Et la France s'était il faut le dire assez bien comportée en la matière. Notre système de protection sociale était même assez exemplaire.
Si exemplaire que certains s'emploient aujourd'hui à le démanteler sous couvert d'économies et de remèdes à apporter aux déséquilibres chroniques dont il souffre désormais. La mise en place de franchises va une fois de plus pénaliser les plus modestes. Modeste, c'est également le mot employé par Roselyne Bachelot pour minimiser le coût pour les ménages de ces nouvelles mesures. Mais on sait ce qu'il advient rapidement: une fois instituées, les franchises connaîtront, régulièrement et en toute discrétion, de régulières augmentations. Nous avons sur ce point de multiples exemples, comme le forfait hospitalier.
Parallèlement, on voit se multiplier les dépassements d'honoraires, les compléments divers et variés à verser directement aux médécins lors d'opérations, les comportements scandaleux des laboratoires pharmaceutiques, sans que les pouvoirs publics s'émeuvent particulièrement. Des médicaments il y a encore quelques années considérés comme des panacées sont aujourd'hui éjectés de la liste des remèdes remboursés pour cause d'insuffisance de résultats...
Alors bien sûr que le vieillissement de la population, l'augmentation du coût des journées d'hospitalisation et des techniques médicales sont des réalités... Mais cessons toujours de regarder du côté du malade et du contribuable pour nous tourner vers les pratiques abusives de toute la filière santé, du laboratoire à la clinique.
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