« 2007-11 | Page d'accueil
| 2008-01 »
31.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 7
7° Une véritable organisation de la gestion des déchets
Il n'y a pas de déchets, il n'y a que des ressources non exploitées. La hausse des matières premières que nous connaissons aujourd'hui est appelée à s'amplifier et doit par conséquent nous convaincre, s'il en était besoin, de la nécessité de mettre en place de véritables filières pour le traitement et la valorisation de ces déchets. Il va de soi que parallèlement il faut en limiter le volume (cf par exemple le problème des emballages évoqué précédemment).
Notre société a tout à y gagner: diminution du coût de nos matières premières, économies d'énergie, création d'emplois... S'agissant de ce dernier point, création d'une filière = professionnalisation des acteurs. A nouvelle filière, nouvelles qualifications.
Les acteurs locaux auront un rôle essentiel à jouer. Des solutions nouvelles sont à généraliser (collecte sélective, redevance ordures ménagères assise sur le nombre de passages de la benne et sur le poids enlevé, sensibilisation des habitants et des entreprises avec créations d'infrastructures adaptées pour recueillir, traiter et valoriser les différents types de déchets, connexions entre les acteurs publics et privés...). Le refus, justifié, de certains modes de traitement comme les incinérateurs doit s'accompagner de projets alternatifs.
8° En guise de conclusion
Dans quelques heures débutera une nouvelle année. Que cette année soit celle d'un engagement pour la défense de justes causes: notre planète est malade, on meurt toujours de faim, d'épidémies, des guerres...Dans notre propre pays, des êtres humains dorment dans la rue, des gens sautent par les fenêtres pour éviter les flammes qui gagnent les taudis où des marchands de sommeil les logent... Parfois ils sautent pour ne pas être expulsés...
Dans quelques heures, la protection sociale, chèrement acquise, connaîtra de nouvelles régressions (franchises médicales, démantèlement du code du travail..)
Dans quelques heures, le président de la République nous dira que tout va bien, qu'il s'occupe de tout...
11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 6
6° Une autre approche de l'agriculture
Compte tenu du poids que représente l'agriculture en France, impossible d'esquisser une politique de développement durable sans aborder ce secteur d'activité. La France est le troisième consommateur mondial de pesticides auxquels il convient également d'ajouter environ 40 000 tonnes de fongicides, 30 000 tonnes d'herbicides et 2 000 tonnes d'insecticides et 10 000 tonnes de produits phytosanitaires divers (tonnage des matières actives pour 2005- Agreste). La France compte également en 2007 22 000 hectares de mäis OGM.
Face à cette situation, le pouvoir politique actuel cède sous la pression conjointe de la FNSEA et de l'industrie chimique. La forte augmentation de la demande mondiale pour certaines productions constitue un alibi qui tombe à point pour ne pas remettre en cause des pratiques désastreuses pour l'environnement et pour la santé (voir également sur ce blog l'article sur l'agriculture "raisonnée" à la date du 19 décembre).
Pour autant, il ne s'agit pas d'être contre les agriculteurs. Les petits exploitants sont eux-mêmes liés par la politique de l'Union Européenne, des banques, des industriels et semenciers... Qui peut considérer de la même façon le céréalier de la Beauce et l'éleveur des Mauges ?
La présence pérenne d'agriculteurs sur notre territoire est une nécessité impérieuse. Elle doit s'appuyer sur une approche différente où l'exploitant devient un acteur du paysage et assure la viabilité de son activité par une diversification vers des productions nouvelles, biologiques, à débouchés locaux ou à vocation énergétique.
On retrouve pour l'agriculture, comme pour l'ensemble des domaines évoqués, les trois niveaux d'intervention: l' international (fixation de normes, programmes mondiaux de mise en culture...), le national (loi d'orientation sur le secteur agricole...) le local (soutien aux initiatives de diversification).
A SUIVRE...
13:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 5
5° Une réelle protection des espaces naturels
Chacun est en mesure de percevoir cette contradiction: jamais l'arsenal des dispositifs visant à protéger les espaces naturels n'a été aussi étendu, du plan local d'urbanisme à la convention internationale en passant par la directive européenne et dans le même temps jamais ces espaces n'ont autant été sacrifiés sur l'autel du profit.
Du littoral corse aux vallées alpines, on massacre des paysages pour construire des complexes touristiques d'une aberration totale. Pire, ce sont souvent ceux qui ont voté les textes qui, une fois revenus dans leur circonscription, sont les premiers à prendre des libertés avec la réglementation au lieu de construire un développement harmonieux du territoire dont ils sont temporairement en charge.
Les modes de culture et la nature de celles-ci doivent faire l'objet d'une remise à plat pour mettre fin à des politiques affligeantes qui amènent à subventionner des productions polluantes, consommatrices d'eau ou d'énergie et qui conduisent la collectivité à payer deux fois: une première fois les agriculteurs et ensuite la réparation des dégats écologiques. Une véritable filière bois (pour l'exploitationde nos forêts européennes et non de celles d' Afrique, d'Asie ou d'Amérique du Sud) doit être développée.
Cette nouvelle approche doit également trouver sa traduction à l'échelle mondiale. Les plans d'aide au développement initiés par les organismes internationaux doivent être subordonnés à des démarches de préservation et de valorisation des ressources naturelles. On assiste actuellement à différents endroits du globe à de véritables pillages qui non seulement spolient les populations autochtones mais se traduisent par des dégradations irréversibles. Des quotas et des dispositifs assurant leur strict respect doivent être instaurés pour toutes les espèces menacées. Cela concerne naturellement et en premier lieu la ressource halieutique.
A SUIVRE...
13:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 4
Les Français liront aujourd'hui dans la presse, entre deux images du pharaon Sarkhenaton, de la princesse Neferbruni et de leurs enfants Photomaton et Khandiraton, que selon le ministère canadien de l'environnement, un quart des glaces arctiques a fondu en deux ans...
4° Informer et éduquer le consommateur
Le consommateur ignore aujourd'hui encore trop l'impact écologique des produits qui lui sont proposés ou de leur mode de production . L'évolution des informations figurant sur les emballages est une bataille à mener sans répit face à des groupes et distributeurs qui ont bien mesuré la montée en puissance de la prise de conscience des citoyens, plus attentifs désormais à des aspects qui jusqu'alors leur paraissaient plutôt anecdotiques.
S'agissant justement des emballages, il y a bien longtemps qu'ils ont perdu leur vocation première pour devenir des éléments de marketing qui font à la fois mal au porte-monnaie du consommateur et à la planète. De plus c'est au consommateur puis à la collectivité publique de les traiter une fois jetés.
L' Organisation Mondiale du Commerce et l'Union Européenne doivent fixer des règles strictes sur l'information à apporter aux consommateurs. Là aussi, on aimerait que l'impulsion soit donnée par la France.
Ces initiatives à prendre au plan international doivent être relayées par le pouvoir politique de proximité par la mise en place de structures et manifestations éducatives, (école de l'environnement), par l'intégration de critères d'éco-responsabilité dans la sélection des prestataires et fournisseurs....
A SUIVRE...
12:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 3
3° Un soutien appuyé à la recherche sur les énergies nouvelles
S'agissant de la recherche sur les énergies nouvelles, les pouvoirs publics doivent cesser de jouer à l'autruche. Dans ce domaine, l'inconscience s'ajoute à la volonté délibérée de ne pas nuire à des groupes bien calés sur les profits engrangés grâce au pétrole ou au nucléaire. Est-il nécessaire de rappeler qu'un groupe comme Total ne trouve actuellement rien de mieux que de racheter ses propres actions pour en faire monter mécaniquement le cours plutôt que d'investir ?
La taxation sur les rejets de CO2 n'est pas une bonne solution: la filière nucléaire en serait exonérée. Un système de taxation inversement proportionnel au volume des investissements en matière de recherche sur les énergies nouvelles serait plus performant.
Le changement massif d'orientation de notre société doit partir de la prise de conscience des citoyens pour légitimer une politique volontariste trouvant ses prolongements en matière fiscale. Face à une réelle détermination du gouvernement concrétisée par une fiscalité ad hoc, les groupes industriels et financiers seront nécessairement conduits à arbitrer différemment leurs décisions.
Cette politique leur sera d'ailleurs profitable car elles seront ainsi positionnées sur de nouveaux marchés et disposeront ainsi de nouveaux débouchés qu'elles ne recherchent pas actuellement par une vision à court terme dictée par la facilité et la recherche de profits immédiats.
Il va de soi que cette approche doit être également défendue au plan international et que les dispositifs fiscaux évoqués doivent être mis en place à l'échelle mondiale. Voilà un défi à relever pour la diplomatie française autrement plus enthousiasmant et pertinant que de recevoir Kadhafi.
A SUIVRE...
12:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 2
2° Dans le domaine de la construction
C'est un domaine où tous les acteurs ont à y gagner puisque la mise en oeuvre d'une politique volontariste en matière d'habitat se traduira par une augmentation de l'activité du secteur, donc de l'emploi, pour peu qu'on adosse à ce programme un dispositif fiscal incitatif et des prêts à taux réduits (bien plus productif pour la collectivité que les 15 milliards d'exonérations diverses votées par l'UMP en début de législature).
Cette politique doit être menée à la fois sur le front des constructions neuves et du parc existant, y compris naturellement les HLM et les bâtiments publics. . Le coût de la rénovation thermique de ce parc existant est estimé à 600 milliards d'euros. Voilà un excellent moyen de relancer l'activité économique tout en diminuant notre facture énergétique. L'habitat représente aujourd'hui 42% de l'énergie consommée en France.
Comme pour les transports, cette impulsion nationale doit être accompagnée par des initiatives locales. Une ville, une communauté d'agglomération, peuvent ainsi initier ces démarches pour leurs propres bâtiments et la favoriser dans les organismes au sein desquels ils siègent. Les entreprises locales n'auront qu'à s'en féliciter. De la même façon, les projets de lotissements doivent impérativement intégrer dans les réglements différentes contraintes en matière environnementale et favorisant les économies d'énergie.
A SUIVRE...
12:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.12.2007
POUR UNE VERITABLE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE 1
2007 ne faillira pas à la règle et s'achèvera bientôt sur nombre de préoccupations et d'interrogations. C'est notamment le cas s'agissant de la protection de notre planète. Au delà des propos de circonstance abondamment médiatisés, nulle réelle prise de conscience de la nécessité de changer fondamentalement nos comportements. Ce n'est pas le triste sommet de Bali ou le pauvre Grenelle sarkozien avec les lobbies de tout poil cachés dans les coulisses qui seront de nature à nous rassurer. Revue de détail, en cette fin d'année, des principales dispositions à prendre.
1° Dans le domaine des transports
Commençons par les transports. C'est sans doute un des domaines où l'hypocrisie est la plus présente avec un écart gigantesque entre des déclarations tout miel et des pratiques saumâtres. Alors que l'on se répand avec force déclarations sur le ferroutage, la part du transport de marchandises assuré par le rail ne cesse de diminuer. La part du rail qui était de l'ordre de 30% en 1980 se situait autour de 17% en 2000 (source Institut Français de l'ENvironnement IFEN). Les pratiques de ces dernières années ne marquent pas d'évolution sensible et positive en la matière.
L'initiative ne peut venir que des pouvoirs publics par la réalisation d'infrastructures adaptées financées en partie par les industriels concernés par le biais d'une écotaxe. Pour être efficace, cette écotaxe doit être suffisamment élevée pour peser sur les choix économiques des transporteurs. Les élus locaux doivent être des acteurs de cette évolution en contribuant eux aussi à l'offre d'espaces et d'infrastructures adaptés (par exemple dans le cadre des SCOT).
Cette approche doit être menée également au plan international. Le seul langage qu'entendent les groupes industriels et financiers, c'est le langage économique. Le poids des écotaxes doit être suffisant pour les amener à reconsidérer leurs choix. Délocaliser, transporter des matières premières pour les transformer ailleurs ne présentera plus d'intérêt dans ce cas. Nous aurons ainsi à la fois amélioré la situation environnementale et contribué au maintien d'emplois là où ils doivent être maintenus.
L'offre de transports en commun doit "coller" à la réalité des besoins des usagers. Trop d'entre eux sont encore confrontés au manque de souplesse et d'articulation des différents modes de transport. Des améliorations sensibles à ce niveau et l'évolution inéluctable du prix du carburant conduiront alors les citoyens à arbitrer en faveur des transports collectifs. Rappelons à cet égard qu'un tramway rejette 20 grammes de C02 par kilomètre parcouru en ville pour 310 pour une voiture (IFEN)
A SUIVRE...
19:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2007
LA SCANDALEUSE REFORME DU LIVRET A
Le culot du gouvernement est sans limite. A l'heure où les banques centrales vont devoir colmater les brèches ouvertes dans le système financier mondial par des comportements spéculatifs indignes, il n'hésite pas à remettre en cause la spécificité du livret A et prévoit d'étendre sa distribution par tous les établissements financiers.
Il ne s'agit pas ici de défendre la position de la Banque Postale qui avec des larmes de crocodile met en avant sa mission de service public mais dans le même temps ferme ses bureaux de proximité.
Il s'agit plutôt de souligner la réelle spécificité du livret A. Ce produit d'épargne est en effet unique à la fois par l'affectation des fonds recueillis ( le logement social) et par les détenteurs de livrets (beaucoup de gens modestes).
La réforme porte tout d'abord sur la création d'un établissement public pour gérer les fonds au lieu et place de la Caisse des Dépôts et Consignations et d'un observatoire (des frais supplémentaires de fonctionnement en perspective, mais des hochets en plus pour quelques amis). 70% des fonds seraient confiés à cet établissement (quid des 30% restants?). Au bout du compte c'est bien par la diminution d'une ressource privilégiée pour la réalisation de logements sociaux que la réforme va se traduire.
Le livret A est qualifié par beaucoup de "banque des pauvres". Pour s'en persuader, il suffit de passer une heure dans un bureau de poste et d'observer les transactions effectuées sur ces livrets, qui s'apparentent pour beaucoup à des opérations sur compte courant. Rmistes, sans domicile fixe, personnes aux très faibles revenus, le livret A remplaçait souvent le carnet de chèque refusé par le système bancaire traditionnel. On peut également s'attendre à une diminution du taux de rémunération.
En banalisant le livret A, les banquiers vont faire d'une pierre deux coups: d'une part ils vont écarter du produit des épargnants très modestes qui coûtent en frais de gestion et d'autre part le rendement étant devenu peu attractif, ils amèneront les plus aisés vers leurs autres produits financiers.
12:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.12.2007
LES BANQUES SUBMERGEES PAR LES SUBPRIMES
La vague des subprimes n'en finit pas de faire des dégats. On apprend ainsi cette semaine qu'un établissement comme le Crédit Agricole, archétype de la banque à la française, avec une image plus proche d'Antoine Pinay que du golden boy, y laisserait au passage une perte de 1,6 milliard d'euros.
Si l'on déroule la pelote, il apparaît que cette situation est due à la faillite d'un réassureur de crédits, ACA Financial Guaranty. Pour cet établissement, la perte est de 2,2 milliards de dollars...alors qu'il ne compte que 650 millions de dollars de fonds propres (propres étant ici à prendre dans une stricte acception comptable du terme...). ACA est plombé par 26 milliards de titres adossés à des subprimes de banques comme Merrill Lynch, Bank of America et donc le Crédit Agricole via sa filiale Calyon.
Que pensez-vous qu'il adviendra ? Dans un premier temps, les Banques Centrales, les fonds souverains ( appartenant à des Etats) vont venir au secours de la finance internationale pour camoufler le scandale sous le tapis, défense du capitalisme oblige. Mais ils ne le feront pas gratuitement. Ce qui nous amènera au second temps: l'augmentation de tous les services bancaires pour l'ensemble des détenteurs d'un compte.
La prochaine fois que votre banquier vous adresse une lettre comminatoire pour votre découvert de 100 euros, appelez Christine Lagarde, la ministre des Finances (vous savez celle qui nous conseille le vélo face à la hausse du pétrole). Précisez lui que vous parlez d'une centaine d'euros, pas de milliards, car elle a perdu le sens des réalités.
19:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2007
L'ARBRE BETANCOURT QUI CACHE LA FORÊT
Nous sommes naturellement tous attachés à la libération d'Ingrid Betancourt. Qui pourrait se satisfaire de l'emprisonnement d'une femme ou d'un homme quel qu'en soit le motif ? Non, l'agacement vient d'ailleurs. Il est lié à l'exploitation médiatique forcenée de cette triste situation par un président de la République qui fait feu de tout bois pour être toujours à la une et laisser dans l'ombre la liste des injustices commises depuis maintenant six mois.
Quel prix est prêt à payer celui qui tente de réitérer le scoop de la libération des infirmières Bulgares et qui nous a valu la visite de Kadhafi ? Monsieur Sarkozy déploie-t-il autant d'énergie pour faire libérer d'autres Français détenus ? Qu'en est-il par exemple des deux journalistes emprisonnés au Niger et qui risquent la peine de mort pour avoir couvert le conflit qui oppose le gouvernement à la rebellion sur fond de gisements d'uranium qui ne laissent pas Areva indifférente...
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


