04.01.2008
UNE POLITIQUE ETRANGERE TOUJOURS AUSSI DISCUTABLE
C'est quasiment du haut des pyramides d'où il semble nous contempler que Nicolas Sarkozy a annoncé la rupture des relations avec la Syrie, relations qu'il s'était empressé de rétablir dés son élection. On se souvient que Jacques Chirac avait gelé les contacts avec cet Etat au lendemain de l'assassinat de Rafic Hariri. En retour, la Syrie vient de répondre qu'elle cessait de coopérer avec la France à une sortie de crise au Liban.
L'attitude de Nicolas Sarkozy est désolante. Non parce que les dirigeants syriens nous sont sympathiques. Mais à cet égard qui peut croire que le président français découvre le rôle trouble joué par la Syrie au Moyen-Orient ? Le rôle de la France dans le règlement de la crise libanaise, dossier dont elle estime devoir se mêler, ne peut s'appuyer que sur un accord des différentes parties pour sa médiation. Cette condition essentielle n'est désormais plus remplie.
Et si la vérité était ailleurs? Si ce clash n'était qu'un subterfuge pour sortir de l'impasse dans laquelle s'était fourvoyé notre ministre des Affaires Etrangères qui se voyait déjà comme le sauveur du Liban?
Dans le même registre, le Canard Enchaîné nous apprend que Nicolas Sarkozy veut limiter son voyage en Inde à deux jours ! Deux jours pour un des plus grandes puissances du monde, c'est à la limite de l'insulte lorsqu'on reçoit Kadhafi pendant cinq jours. Les autorités indiennes ont également indiqué aux Français qu'il ne fallait pas confondre visite de chef d'Etat et déplacement de VRP.
L'image de la France en sort une nouvelle fois grandie...
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