« 2007-12 | Page d'accueil | 2008-02 »

31.01.2008

ENSEMBLE VIVRE CHOLET

      Amis lecteurs! Si vous êtes de Cholet ou des environs, venez salle La Bruyère le samedi 2 février à 16 heures découvrir la liste Ensemble Vivre Cholet emmenée par Gildas Guguen. Loin des querelles parisiennes des appareils, des femmes et des hommes de qualité et de bonne volonté proposeront aux Choletaises et aux Choletais un vrai projet participatif et créatif sur la base d'un programme réalisé avec sérieux et enthousiasme. Et bien sûr, vous y croiserez Ellio...

bd4224cdb4e0f778a8101bfdb16a34d1.jpg

30.01.2008

APPUYEZ SUR LE BOUTON

       Il fallait s'y attendre. Le conseil d'administration de la Société Générale vient de renouveler sa confiance à son PDG, Daniel Bouton. Et alors ? Il ferait beau voir congédier un baron du capitalisme comme un laquais pour une broutille de 5 milliards d'euros ! Et pourquoi pas le poursuivre en justice tant que vous y êtes !

       Tout cela repose en plus sur des considérations de premier ordre: "si je ne vote pas pour lui aujourd'hui, d'autres me lâcheront demain..." "nous devons nous montrer unis devant l'adversité (l'adversité c'est nous) "

        Mais savez-vous ce qui va se passer ? Demain, M. Bouton pour réparer ses errances et se refaire, augmentera les frais en tous genres sur vos comptes, il traquera vos découverts et il contractera ses effectifs...Et on le félicitera de cette rigueur dont il aura su faire preuve dans ces temps difficiles...Monsieur Sarkozy le décorera peut-être à moins qu'il ne lui confie une mission sur l'éthique des marchés financiers...

       Aujourd"hui, dans le même temps, des centaines de salariés auront été licenciés pour des fautes mineures, voire sans aucune faute. Que ceux qui doctement prétendent qu'il n'y a plus droite ni gauche lèvent le doigt.

29.01.2008

SABINE, POUR LES AUTRES...

      J'ai depuis longtemps pensé que l'on mesurait la qualité d'une société à sa capacité à protéger les plus faibles, les enfants, les aînés, les malades, les personnes handicapées...

      Comment ne pas être sensible au témoignage de Sandrine Bonnaire, qui dans un film témoigne d'une déshérence des établisssements psychiatriques qui aura conduit à la dégradation de l'état de santé de sa soeur Sabine.

      Sensible, oui, mais aussi révolté, à l'heure où valsent les milliards de la société générale, de voir qu'au-delà de l'esbrouffe du président, du brassage d'air bachelotien, la santé publique se délite tout en coûtant plus cher aux Français.

       Demain, le gouvernement ne devra pas se contenter de verser des larmes de crocodile devant ce témoignage poignant. Demain, les Français devront transformer cette émotion en exigence.

67fb4e549454449bb60643814fb1fe2a.jpg

28.01.2008

KENYA: OU SONT PASSES KOUCHNER ET SON INGERENCE HUMANITAIRE ?

      Ce week-end, chacun a pu voir à la télévision les massacres qui se commettent actuellement au Kenya. Les images sont moins chatoyantes que le faste de la visite présidentielle en Inde ou de sa lune de miel à Petra. C'est aussi moins seyant que les rodomontades kouchnériennes au Moyen-Orient. D'ailleurs, où est-il celui-là ? Le traumatisme rwandais se sera vite estompé. Et puis le Kenya ne se caractérise pas particulièrement par son abondance de matières premières...Alors Bernard, et le devoir d'ingérence humanitaire ? Il est tombé dans l'ouverture ?

Triste ironie de l'histoire, c'est dans le rift, considéré comme le berceau de l'humanité que se déroulent ces massacres.

 

27.01.2008

POUR UN RENOUVEAU DE LA PRESSE

      La crise au journal Le Monde n'est que le dernier soubresaut en date d'une presse malade. Face au  développement des gratuits, à l'explosion d'Internet, les journaux 'les vrais" serait-on tenté d'écrire disparaissent où se font racheter par des groupes financiers ce qui est finalement un peu la même chose. Pour augmenter leur lectorat et se rendre attractifs à la publicité, les survivants se livrent trop souvent à des surenchères où le people le dispute au scandaleux. La complaisance à l'égard du pouvoir en place est de plus en plus criante.

       Et pourtant ! la presse écrite est irremplaçable comme la petite parenthèse du matin où l'on feuillette ses journaux devant son café (mais désormais sans sa cigarette!). Ce n'est pas en les tirant vers le bas que l'on retrouvera les lecteurs qui manquent. Avec la présidentielle, les Français ont retrouvé un intérêt pour la politique: alors oui à des journaux d'opinion. De nombreux Français sont socialistes: quel journal d'opinion ont-ils aujourd'hui face à l'omniprésent Figaro ?

        Je suis persuadé que la place existe aujourd'hui pour un grand journal de gauche qui soit viable économiquement. Les Français ont besoin d'entendre un autre discours sur l'économie, sur les relations internationales, sur les grands enjeux des années à venir. Il pourrait comporter un cahier spécifique à chaque région dans laquelle il est distribué. Car la presse locale n'échappe pas au constat initial.

26.01.2008

SOCIETE GENERALE OU INTERET PARTICULIER ?

      La presse relate abondamment les affres de la Société Générale et de ses 5 milliards d'euros perdus à ses dépends par un trader malhonnête (pléonasme ?). Les développements judiciaires de cette affaire nous apprendront peut-être dans les prochaines semaines ce qu'il en est exactement.

      Dans l'immédiat, la banque s'est empressée de déclarer que ceci n'était qu'une malheureuse péripétie, certes regrettable, mais que cela ne remettait pas en cause la solidité de l'entreprise.

      Dans ces conditions, comment comprendre, comment admettre, que la moindre demande d'augmentation  des salariés, qui ne porte que sur quelques euros, soit toujours présentée comme une folie pesant sur les comptes, une démonstration de l'irresponsabilité des syndicats qui n'entendent rien à la compétition économique?

Une nouvelle fois voici la démonstration que l'on se moque du monde.

25.01.2008

DU BON USAGE DE JACQUES ATTALI

      La publication du rapport Attali nous change de l'agitation people de ces derniers jours. Rapport Attali est d'ailleurs une appellation abusive car ces propositions sont le fruit d'un travail collectif. La composition même d'ailleurs de cette commission explique largement le sens des propositions formulées ( http://www.liberationdelacroissance.fr/index.php?membres ). On peut citer: Claude Bébéar, Anne Lauvergeon (présidente d'Areva), Peter Brabeck-Letmathe (Nestlé), René Carron (Crédit Agricole), Xavier Fontanet (Essilor), Jean-Noël Tronc (Orange), Serge Weinberg (Accor). Si vous demandez à tous ces gens si la France doit progresser dans sa soumission à la loi du marché et à la mondialisation, ne soyez pas étonnés de la réponse!

      Car le rapport Attali (continuons à l'appeler ainsi par simplification) est orienté et nie la responsabilité des politiques  , des groupes internationaux et financiers, des oppresseurs et gaspilleurs de tout poil dans la situation périlleuse que nous connaissons. Pour Jacques Attali, il faut évoluer et évoluer c'est se glisser dans la peau d'un travailleur qui ne la ramène pas trop dans le cadre d'un Etat qui abandonne ses prérogatives au marché.

       Il ne faut donc pas prendre le rapport Attali pour ce qu'il n'est pas. Il ne s'agit pas des bonnes recettes de l'oncle Jacques pour sortir le monde du marasme ni d'une vérité révélée. Ce document prend clairement position pour une société libérale, voire ultra-libérale. On comprend pourquoi la grande majorité des propositions qu'il contient conviennent à Nicolas Sarkozy.

      Jacques Attali ne s'étend pas sur la crise des subprimes dont la responsabilité ne saurait peser sur les socialistes, sur le siphonnage de 5 milliards dont aurait été victime la Société Générale, sur les programmes militaires coûteux...et bien d'autres scandales dont la responsabilité incombe aux gens à qui il fait confiance pour bâtir la société de demain.

      Mais pour autant ce rapport doit être lu ( http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rap... ). Etre lu pour mieux souligner sa partialité  et à chaque proposition inique opposer une analyse différente et une solution alternative, tout en soulignant celles qui représenteraient un réel progrès.

24.01.2008

DU BON USAGE D'EDGAR MORIN

       Il y a quelques semaines , Nicolas Sarkozy et Henri Guaino ont trouvé astucieux de se référer à la politique de civilisation et à Edgar Morin. L'allusion a fait flop, entre ceux qui n'y ont pas reconnu la théorie du philosophe et ceux, blasés, que les outrecuidances de celui que certains se sont choisis comme chez de l'Etat n'étonnent désormais plus. On attend avec impatience et délectation la référence à Bakounine qui ravalera Olivier Besancenot au rang de social-traître.

      Car Edgar Morin, quand il déclare à propos de la politique de civilisation qu'il s'agit de remettre l'homme au centre de la politique et de réanimer les solidarités, est bien à gauche. Lui même déclarera d'ailleurs en substance qu'il ne voit pas d'infléchissement de la politique de Nicolas Sarkozy dans le sens qu'il appelle de ses voeux et qu'au contraire il relève deux profonds désaccords: l'alignement sur Bush et la politique inhumaine en direction des immigrés.

      Nicolas Sarkozy aura eu au moins un mérite (vous voyez quand je veux, je peux être aimable...) c'est de remettre sur le devant de la scène un grand penseur. Car ce qui se passe est de la faute de la gauche. Avec ses petites querelles, elle oublie ses fondamentaux et ses théoriciens. Si Nicolas Sarkozy peut autant récupérer d'idées et de personnalités, c'est parce que d'une certaine façon nous les lui laissons!

 

23.01.2008

LES DEVOTS DE DAVOS

       Ironie du calendrier, c'est au moment où le capitalisme mondial connaît un nouveau scandale avec la crise des subprimes, que se réunissent à Davos les "sommités" de l'économie mondiale. Alors que cette crise a une fois de plus révélé la perversion d'un système où des banquiers pourtant si intransigeants avec les petits découverts de leurs clients se sont autorisés à risquer plus pour gagner plus, où des cabinets réputés d'analyse financière décernaient à ces mêmes établissements des AAA+++, il va encore se trouver quelques magnats pour venir disserter doctement sur l'état d'une économie mondiale qu'ils mettent eux-mêmes en charpie.

       Tout cela pourrait être finalement assez réjouissant si au bout du compte les citoyens n'allaient pas encore payer les pots cassés. Je ne pense pas que la crise, malgré une situation que l'on commence tout juste à découvrir, soit fatale. Trop d'acteurs ont intérêt à sa survie et peu ont le courage politique de taper du poing sur la table pour mettre fin à l'hégémonie du dollar et promouvoir une monnaie internationale basée sur un panier de devises.

       Les fonds souverains et les banques centrales vont mettre la main à la poche où baisser les taux pour éviter la banqueroute à beaucoup. Certains y perdront leur autonomie. Parions que cela n'empêchera pas les grandes déclarations.

22.01.2008

PRISON A VIE

       Rachida Dati vient de défendre devant l'Assemblée Nationale un projet particulièrement dangereux qui n'a pas suscité les protestations énergiques qu'il justifiait à quelques exceptions notables ( Robert Badinter et Elisabeth Guigou par exemple). Il s'agit, vous l'aurez compris du projet sur la rétention de sûreté qui permettra de prévoir, pour les crimes qualifiés les plus graves , une possibilité de surseoir à la libération d'un détenu ayant purgé sa peine, sur la base de la décision d'une commission, qui évaluera la dangerosité potentielle de la personne.

       Comprenez bien le dispositif. Un prévenu est jugé pour un crime . Il est présenté devant un jury d'Assises. A l'issue d'un procès au cours duquel les différents aspects de l'affaire mais aussi de sa personnalité sont évoqués, il est condamné. Sa peine achevée, il pourra lui être signifié qu'en vertu des crimes qu'il est encore susceptible de commettre, il devra encore rester en prison. Prison où par ailleurs les moyens d'améliorer la santé physique ou mentale des détenus sont d'une indigence totale. On comprend pourquoi madame Dati ferme les tribunaux...ils ne serviront plus à rien. Et demain, quelles extensions à un tel dispositif ?

       Il ne faut pas que la Gauche se laisse enfermer dans le discours qui a déjà servi à Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle: la Droite du côté des viotimes et la Gauche du côté des assassins. La Gauche doit montrer que la sécurité des Français ne passe pas par des lois aussi dangereuses que celle-là.

      Et qu'aux prochaines élections municipales  les Françaises et les Français prononcent une peine de sûreté de six ans à l'encontre de la Droite !

Toutes les notes