09.11.2008
LA PAILLE ET LA POUTRE
Pour un militant socialiste qui vit de l’intérieur les débats et votes préalables au congrès de Reims, il faut une bonne dose de patience et d’humour pour entendre tous les commentaires actuels sur les résultats du vote sur les différentes motions et écouter les pronostics de ceux qui se sont pourtant plantés lamentablement et qui prédisaient à la fois une victoire éclatante de Bertrand Delanoë et la déconfiture de Ségolène Royal.
Mais il faut comprendre ces commentateurs. Que peuvent-ils dire de l’UMP sinon que Nicolas Sarkozy regrette d’en avoir confié les clés à des gens qui ont rapidement démontré leur incompétence et dont le dynamisme attendu est remplacé par un épuisant combat des chefaillons. En répandant sa bile sur les socialistes Devedjian espère que ses surenchères feront oublier les contestations dont il est l’objet, Paillé en crachant son venin calme son désappointement d’avoir été retoqué deux fois par les électeurs, aux législatives puis aux sénatoriales. Quant à Raffarin, il trouve la pente de plus en plus rude.
17:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, société



Commentaires
Je suis un peu partagé dans mes sentiments à l'égard du P.S. qui se prête hélas volontiers aux critiques de ses adversaires. Il y a en effet beaucoup d'ambtions personnelles dans notre parti qui font abstractions des militants de bases que nous sommes. Je préfère cependant notre image de démocratie à la dictature de la droite. Nous avons vécu des congrès antérieurs qui ressemblaient déjà à ce que nous voyons aujourd'hui. Ce n'est pas une raison de s'en satisfaire. Il ne faut jamais s'instituer dans l'institution. Que le débat existe, c'est bien mais nos dirigeants n'ont pas le droit de se rejeter les uns les autres. Nous donnons des armes à nos adversaires .
Ecrit par : Bernard Hérault | 11.11.2008
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