13.01.2009
LE CALICE JUSQU' A LA LIE
En s'apprêtant à devenir le ministre de l'identité nationale de Sarkozy, Besson aura poussé l'infamie jusqu'au bout. Non content de trahir les siens en pleine campagne électorale, d'accepter pour réglement de sa désertion un poste subalterne dans le gouvernement, le voilà donc qui devient un éxécuteur de basses oeuvres. Le poste n'aura même pas été emporté de haute lutte, aucun adversaire ne s'étant déclaré pour lui ravir un trophée que l'actuel détenteur des fonctions finissait lui-même par trouver encombrant. Monsieur Besson, une aubaine pour monsieur Sarkozy.
23:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, société



Commentaires
oui même Devedjian un moment envisagé pour le poste, semble-t-il, a déclaré que le fils d'immigré arménien qu'il était ne pouvait "faire le job": c'est dire! Le cas Besson est quand même intéressant à plus d'un titre: un homme qui va "au bout" c'est toujours assez instructif même quand c'est dans le mauvais chemin et l'infamie. Mais c'est aussi instructif sur certaines dérives au PS qui ont pu conduire un homme dont les compétences et le talent politique reconnus ont été largement utilisés à un moment donné au PS à se conduire de la sorte. Il y a parfois des cas où l'individu se rebelle contre des pratiques collectives regrettables: en soi c'est plutôt sain même si dans le cas présent le résultat est déplorable, on est d'accord.
Ecrit par : Tristan Jouanny | 16.01.2009
Un peu inquiétant ton argument Tristan. Si je comprends bien c'est de la faute du PS si Besson en est arrivé là. Considères-tu que Marcel Déat était devenu ministre du gouvernement de Vichy parce qu'il était déçu par la SFIO ?
Ecrit par : ELLIO | 17.01.2009
Moi ce qui m'inquiète surtout en ce moment c'est la situation au PS (et plus largement à gauche) pendant que la droite avance rapidement en fragilisant gravement nombre d'institutions sociales: je ne perçois pas une grande unité ni une grande clarté et cohérence dans les propositions alternatives à la politique menée actuellement.
Je ne dis pas que c'est la faute du PS si Besson en est arrivé là: c'est manifestement un homme libre (ce qui est bien) qui est prêt à pas mal de compromissions pour satisfaire son ego (ce qui est moins bien je te l'accorde Ellio). Au delà de son cas, il y a un certain nombre de défections et de passages à l'adversaire qui posent questions.
Pour terminer, je ne suis pas certain que les parallèles entre la situation actuelle et des périodes très troublées de notre histoire sont judicieux et efficaces sur le plan de l'action politique (voir les résultats de la diabolisation de Sarkozy par l'extrême gauche sur ce registre pendant les présidentielles)
Ecrit par : Tristan Jouanny | 18.01.2009
Tristan, il y a un moment où il faut arrêter l'autoflagellation pour s'inscrire dans l'action. On peut soit attendre le sauveur suprême soit avancer avec nos qualités et nos défauts. Par ailleurs et pour répondre à la deuxième partie de ton propos, le fait qu'une période soit troublée ne saurait à mes yeux cautionner certains comportements. J'en veux pour preuve que d'autres, confrontés à la même période troublée, ont fait des choix diamètralement opposés.
Ecrit par : ELLIO | 19.01.2009
Il y a une histoire de paille et poutre dans l'oeil du voisin. Il ne faut pas oublier qu'une poutre masque notre oeil concernant notre propre parti Vous m'avez compris?
Ecrit par : Bernard Hérault | 19.01.2009
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