18.01.2009

REMANIEMENT, RENIEMENTS ET COLMATAGE

       Le remaniement ministériel qui vient d'avoir lieu nous a réservé une seule surprise dont on se serait bien passé. Nathalie Kosciusko-Morizet a beau être sans ambiguïté tenante d'une politique libérale, elle a démontré dans ses fonctions un réel intérêt pour la cause du développement durable. Compétente, elle a dû avaler pas mal de couleuvres dans un gouvernement où l'écologie n'est perçue que comme un outil marketing, même si elle a parfois fait preuve de détermination (qu'on se souvienne d'un propos musclé à l'égard de Coppé et de Borloo). Sa place est désormais libre. Gageons que son remplacement tiendra plus du coup politico-médiatique que de la volonté de poursuivre sur la lancée du Grenelle de l'environnement.

       Ce remaniement s'est également traduit par des modifications dans le périmètre des attributions de certains ministres, qui en disent long sur les capacités de ceux qui voient leur portefeuille se réduire:

       Ainsi, Christine Boutin perd la politique de la ville au profit de Fadela Amara qui n'a poutant guère brillé, Bachelot et Laporte se voient privés de la jeunesse et de la vie associative au profit d'un Haut-Commissaire, Martin Hirsch, de plus en plus ministre.

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