28.03.2009

PETITES LECONS D' ECONOMIE

        Nos dirigeants ayant ces derniers temps une particulière propension à nous faire prendre des vessies pour des lanternes lorsqu'il s'agit de justifier par exemple les aides aux banques ou le maintien du bouclier fiscal, je cède bien volontiers la plume à Bernard Maries qui dans un récent numéro de Charlie Hebdo nous rappelait à peu près ceci:

Définition de l'économiste: le guignol toujours capable d'expliquer après coup ce qu'il n'a jamais pu prévoir

La titrisation des subprimes avait pour but d'éliminer le risque en le diluant. Pourtant, quand on met une pomme pourrie dans un panier, tout le panier pourrit.

J'ai un portefeuille d'actions qui valait 100. Grâce à ces 100, j'ai pu emprunter 100. Si la Bourse s'effondre et que mes actions ne valent plus que 50, je dois toujours rembourser les 100 que j'ai empruntés. Si on me donne 50, je m'en sert pour rembourser mes 100. Je ne contribue en rien à la relance de l'économie.

On découvre tous les jours des bilans réactualisés des pertes. Les PDG des banques sont payés très très chers, mais ne savent pas lire un bilan?

Réalise-t-on que les banques qui disparaissent suite aux fusions sont des banques mutualistes?

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