22.11.2009

L'AUTEUR DE L'AUVERGNAT AU PANTHEON ?

         La grande récupération continue. Après Guy Môquet, voici Albert Camus. Nicolas Sarkozy n'a pas osé Sartre. Il ne l'a pas trouvé pas assez beau ? L'auteur de l'Etranger ( de L' Auvergnat selon Brice Hortefeux) se voit ainsi appelé à la rescousse du sarkozysme déclinant. Nicolas Sarkozy et son gouvernement devraient se méfier. Ils peuvent toujours essayer de multiplier les tentatives pour maquiller ce qu'ils préparent en vérité, comme le dit justement Camus dans le Mythe de Sisyphe, nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.

21.11.2009

LES PLOMBS DU NUCLEAIRE ONT SAUTE

        Un des arguments majeurs toujours mis en avant par les défenseurs des centrales nucléaires est celui de l'indépendance énergétique. Selon les résultats d'une étude officielle (RTE Réseau de transport d'électricité) la situation des centrales françaises est aujourd'hui catastrophique. La France compte aujourd'hui 18 réacteurs à l'arrêt sur 58 (quasiment 1 sur 3 !) dont une partie suite à des incidents. La situation ne va pas s'améliorer: un certain nombre de centrales arrivent à la fin de leur vie initialement prévue, 30 ans. Il est légitime de craindre qu'EDF, faute d'alternative, décide de prolonger cette durée de vie, ce qui ne manquera pas de se traduire par une multiplication d'incidents...jusqu'à l'accident fatal ? La France, heureuse d'avoir trouver à un moment donné la technologie "miracle" s'est endormie sur ses lauriers et n'a jamais cherché à assurer autrement son indépendance énergétique. De plus, les gouvernements n'ont jamais eu le courage d'infléchir les modes de consommation en proscrivant par exemple au maximum le chauffage électrique ou les climatiseurs...Aujourd'hui, nous sommes dans une belle panade. En cas d'hiver rude, nous devrons faire appel à l'étranger ou réutiliser les vieilles centrales thermiques. Bonjour la lutte contre les émissions de CO2. Mais le petit Nicolas s'en moque, il ne se déplace jamais à l'étranger sans un contrat pour la construction d'une centrale.

20.11.2009

UN PRESIDENT TRANSPARENT

        Je n'ai pas d'acrimonie particulière à l'égard de Herman Van Rompuy mais force est de constater que son élection comme président du Conseil Européen est révélatrice du souhait ambiant de ne pas désigner à ce poste une personnalité qui risque de faire de l'ombre aux chefs des Etats membres. On notera d'ailleurs qu'au-delà, aucune candidature n'était satisfaisante. Aucun candidat n'avait démontré auparavant son enthousiasme, sa volonté de donner à l'Europe une autre dimension, d'en faire autre chose que ce qu'elle est actuellement pour l'essentiel: une union au service de l'économie libérale.

18.11.2009

ET EN PLUS ILS TRICHENT !

       Non contents de gagner des millions (cf Ellio 15-11) ils trichent ! Dés demain et jusqu'à l'année prochaine,  la presse va nous bassiner avec la qualification de l'équipe de France en phase finale de la coupe du monde. La France est dans la panade la plus complète mais on va donner au peuple un dérivatif à dose massive. La réalité n'est pourtant pas souriante: des matches calamiteux suivie d'une apothéose: une tricherie caractérisée (une main délibérée de Thierry Henri). Quelques larmes de crocodile pour les Irlandais spoliés et bien vite, le retour au business. Ecoeurant. Des braillards et des tricheurs, c'est sans doute cela la Nation dont veut nous faire causer Besson.  

15.11.2009

SPORT BUSINESS

          Si certains doutent encore du fait que le sport professionnel (l'expression elle-même est révélatrice) est totalement soumis à l'argent et est devenu un business, je leur conseille de lire la page sports du Monde du 10 novembre. Les deux articles publiés sous cette rubrique donnent une bonne illustration de la réalité.

          Le premier article est une interview de Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais qui s'insurge contre le projet de suppression du droit à l'image collective qui permet aux clubs de bénéficier d'une exonération de charges sociales sur les salaires des joueurs pouvant aller jusqu'à 30%. Aulas en vient à se demander si l'on est dans un Etat de droit. On croit rêver. C'est le même Aulas et ses acolytes du sport professionnel qui chaque année font leurs courses et achètent des joueurs comme s'il s'agissait de bottes de radis. Des joueurs qui parce qu'ils savent pousser un ballon à peu près correctement se voient proposer des salaires annuels correspondant à celui d'une équipe de chercheurs. Aulas gémit et précise qu'il devra payer 6 millions d'euros en plus de charges sociales. Pour ma part je m'en félicite. Je regrette en revanche que la ministre des sports, comme souvent d'autres ministres d'ailleurs, quitte dans le cadre de ses fonctions, les rivages de l'intérêt général pour s'aventurer sur les eaux troubles de la défense des corporatismes.  

         Le second article revient sur les révélations d'André Agassi qui nous apprend notamment qu'il détestait le tennis et que c'est son père qui avait l'obsession d'en faire un champion. Agassi a ainsi subi un véritable dressage afin de devenir un petit Robocop des cours. La suite des évènements découle logiquement de tout cela: usage de stupéfiants, de produits dopants, avec en prime l' ATP qui étouffe le scandale. Mascarade comme en connait le cyclisme professionnel.

        Tout cela donne un petit monde pas très clean où gravitent des parasites qui profitent de tout ce business, des fédérations au agents de joueurs, aux entreprises qui jouent sur l'image d'un joueur pour vendre n'importe quel produit. Ecoeurant quand on pense à tous ces bénévoles qui le soir, le dimanche matin, accompagnent leurs gamins et galèrent pour trouver trois francs six sous pour changer des maillots ou acheter des ballons.

13.11.2009

DE LEVI STRAUSS A SARKOZY

        On a beau être rationaliste...Claude Levi-Strauss tire sa révérence au moment où Nicolas Sarkozy et ses séides lancent le débat sur la nation. Il avait déjà fallu supporter le discours sur l'homme africain qui n'est pas entré dans l'histoire, la visite au pape avec Bigard, le curé qui vaut mieux que l'instituteur, les philosophes autoproclamés ralliant enamourés le sarkosysme, les Auvergnats d'Hortefeux, les rafles de Besson...Le vieil homme aura pensé qu'il était grand temps de s'en aller...

12.11.2009

TOURNER LA PAGE DU DOLLAR

       Tout un dossier du Monde était consacré mardi au dollar. Conclusion globale: la fin de la monnaie américaine comme monnaie internationale n'est pas pour demain, ni même après-demain. Pourtant, aucun des arguments avancés n'est vraiment convaincant et ne repose finalement que sur une absence de volonté politique forte et le refus d'imaginer véritablement une autre solution. Les exemples ne manquent pourtant pas. Il est vraisemblable qu'un même dossier à l'ère où la livre sterling était considérée comme une monnaie de référence aurait donné les mêmes résultats. Rappelons-nous également la méfiance des Allemands à la création de l'Euro. L'avenir est à une monnaie nouvelle et unique au plan mondial. Cette monnaie simplifierait les échanges et éviterait les spéculations.  

11.11.2009

L' ECRIVAIN ET LE PLUMITIF

        Eric Raoult, qui lui aussi ne doit pas apprécier La princesse de Clèves, confond écrivain et plumitif. Marie Ndiaye n'est pas Guaino.  Elle écrit et pense ce qu'elle veut. Elle n'est pas là, comme les députés de l'UMP, pour chanter les louanges de Nicolas Sarkozy, quite à dire tout et son contraire dans les 24 heures (voir se qui s'est passé pour l'EPAD). Eric Raoult pense sans doute que Nicolas Sarkozy devrait nommer les membres du jury du Goncourt de façon à ce que le prix désigne de bons petits soldats de la droite. Et pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi pas les membres du jury du festival de Cannes ou des victoires de la musique ? Une chance pour Bigard, Clavier, Barbelivien et Doc Gynéco d'avoir enfin un prix.  

09.11.2009

AU PIED DU MUR

          Le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin donne lieu à une débauche de manifestations, de déclarations et de surenchères dans l'émotion. Il y a lieu bien sûr de se féliciter de cet évènement. Mais cette commémoration bruyante montre une fois de plus que nous sommes dans un monde où le sens de l'histoire est encore un sens unique, car dans le même temps où sont les déclarations pour condamner le mur construit par les Israéliens, pour condamner le mur américain face au Mexique ? Ces murs et d'autres dans le monde (21 000 km recensés) montrent combien l'humanité est malade et dérisoire dans les solutions qu'elle prétend apporter à ce qui sera bientôt un phénomène de masse. Partout les seules réponses apportées sont la barrière, l'expulsion, la contrainte...elles ne pourront rien face aux migrations qui attendent la planète. Les instances internationales et nos dirigeants feraient bien de comprendre que la meilleure réponse à apporter est de cesser de mettre en coupe réglée des territoires entiers et de donner aux habitants ce qu'ils vont chercher ailleurs.

08.11.2009

FILLON DONNE CREDIT AUX BANQUES

        François Fillon était hier à Angers pour l'inauguration du siège régional du Crédit Agricole. A cette occasion il a cru devoir saluer le travail des banquiers. On croit rêver. Faut-il rappeler au premier ministre que la crise que nous connaissons actuellement leur est imputable ? Faut-il rappeler au premier ministre que les banques, laxistes sur leur fonctionnement interne, sont sans pitié pour les petits déposants? Faut-il rappeler au premier ministre que les banques se montrent beaucoup plus parcimonieuses lorsqu'il s'agit de consentir des prêts aux entreprises que lorsqu'il s'agit pour elles de se hasarder sur des produits financiers douteux? Faut-il rappeler au premier ministre que la baisse des taux au niveau des banques centrales n'a pas été intégralement répercutée sur les prêts consentis à leurs déposants? Monsieur Fillon devrait enfin s'étonner avec nous face à des banques présentées comme au bord de la ruine et qui ont été en capacité de rembourser très vite les prêts consentis par l'Etat, des banques dont les titres cotés ont connu ces derniers mois une hausse significative, des banques qui avaient et ont sans doute encore des filiales dans les paradis fiscaux, des banques dont personne n'a été capable de déterminer de façon précise la situation financière.

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