05.10.2009

VOUS BOUGEZ AVEC LA POSTE

       C'est une grande satisfaction de regarder les résultats de la votation sur le devenir du statut de la Poste. Après tant de réformes iniques et dangereuses qui n'avaient guère suscité de réactions dans l'opinion, il est rassurant de voir que les Français sont encore capables de sortir le carton rouge. Il faut vraiment s'appeler Lefebvre pour nier l'importance de la réaction de nos concitoyens à ce projet de privatisation. La question qui reste posée est cependant la réponse qu'apportera le gouvernement à ce signal fort. Gare au vilain tour de passe-passe.

04.10.2009

YES OR NO ?

       Les résultats du vote irlandais sont affligeants. Ils le sont non parce que ce vote ne me convient pas, mais parce qu'il résulte d'un processus hautement critiquable qui n'est pas sans rappeler la campagne pour le oui en France en 2005. Dénigrement systématiquement caricatural du vote non, arguments fallacieux (encore une fois voter non ne signifie pas être opposé à l'Europe, mais vouloir une autre Europe)interventions directes dans la campagne de certaines entreprises (est-il normal qu'un chef d'entreprise engage officiellement sa société sur une question politique?). Et surtout, faire à nouveau voter les citoyens jusqu'à ce que leur vote soit en conformité avec le résultat attendu (les Irlandais auraient-ils été appelés à voter une troisième fois en cas de victoire du non?) La France n'a pas fait mieux en choisissant d'écarter le suffrage universel pour demander aux parlementaires de revenir sur le droit chemin. Un gouvernement peut-il faire abstraction du vote des citoyens et prendre une décision qui manifestement ne convient pas à une large majorité? Allons-nous de nouveau connaître cette situation avec la Poste? Faudra-t-il de nouvelles épreuves de force comme pour le CPE?

01.10.2009

LAGARDE PARIE BAS

        La gauche avait demandé qu'en contrepartie des prêts consentis aux banques, l'Etat devienne actionnaire et dispose de sièges au sein des conseils d'administration. Le gouvernement avait refusé. Aujourd"hui ces mêmes banques, dont la situation est comme par miracle redevenue florissante, remboursent l'Etat par anticipation grâce notamment à des augmentations de capital. Entre temps les actions de ces établissements ont repris des couleurs. On estime ainsi que l'Etat aura ainsi perdu 12 milliards (plus values qu'il aurait réalisé ). Et ce n'est pas fini. Si le gouvernement persiste dans son idée de grand emprunt national, ce ne sont pas les smicards qui vont souscrire, mais largement ces mêmes établissements bancaires (ils y seront même incités par le gouvernement pour assurer le succès de l'emprunt et éviter le flop). L'Etat se retrouvera ainsi le débiteur des banques qu'il a renfloué aux frais du contribuable il y a encore quelques mois. Et dire que la droite fait passer la gauche pour de mauvais gestionnaires!