29.09.2009

LA LECON MERKEL

        Les résultats du scrutin allemand sont riches d'enseignements et viennent conforter une position maintes fois exprimée ici. L'alternance suppose uin projet politique fondamentalement différent de celui des sortants et porté par un candidat crédible pour le revendiquer. En s'inscrivant dans une coalition avec la CDU, les socio-démocrates avaient perdu d'avance. Comment incarner aux yeux des électeurs une société nouvelle lorsqu'on partage la responsabilité de ce qui s'est passé en ayant participé au gouvernement actuel. En France, la gravité de la situation et les politiques iniques menées actuellement appellent un projet de société qui ne soit pas qu'un nuage de lait dans la tasse de thé. Ceux qui imaginent qu'il suffit d'élaborer un brouet susceptible de satisfaire tous les palais, font de la popote d'arrière cuisine dont la majorité des électeurs s'écartera le moment venu. Nous aurons alors une droite qui pourra alors pousser son avantage et s'ancrer encore davantage dans un libéralisme effréné (cf en Allemagne le score du parti libéral qui entre au gouvernement au sein d'une nouvelle coalition, genre Madelin chez Sarkozy) un parti socialiste affaibli par sa gauche, et ayant ainsi perdu toute chance de l'emporter. Autre point de réflexion: La notoriété qu' a su acquérir Angela Merkel.

28.09.2009

DE QUI SE MOQUE-T-ON?

        Intéressante (!) déclaration d'Eric Woerth qui considère désormais que le déficit public n'est pas dramatique. Un déficit des comptes publics de 140 milliards et une dette autour de 1500 milliards, c'est vrai il n'y a pas de quoi s'affoler! On notera que le déficit public est pourtant constamment mis en avant pour justifier augmentations diverses et variées et diminutions de prestations en tous genres. En revanche, pas question de toucher au bouclier fiscal, aux niches fiscales, aux revenus financiers. Pas de baisse de l'impôt sur le revenu mais révision de la taxe professionnelle. Alors pourquoi ce revirement d'attitude au sujet du déficit? Pour ne pas passer pour de mauvais gestionnaires. Car en 2012, il va falloir expliquer aux Français pourquoi malgré les coupes sombres dans leur pouvoir d'achat et dans leur protection sociale, le budget de l'Etat est devenu le tonneau des Danaïdes. Cela nous promet de grandes envolées lyriques que l'on sera prié de considérer comme des arguments.

27.09.2009

POT AU LAIT CONTRE POT DE FER

        Désespérés par l'absence de prise en compte de leurs problèmes, les producteurs de lait en sont réduits à déverser leur production dans la nature, tout comme les ouvriers sont parfois amenés à menacer de détruire leur outil de travail. A l'origine de cette désespérance un gouvernement qui à partir de la complaisance d'un syndicat laisse la situation se pourrir et des groupes laitiers qui jouent le durcissement, certains que le pot à lait se brisera contre le pot de fer. Tout aussi désespérante est l'absence de réaction de la plupart des Français qui voient sans sourciller se gaspiller des litres et des litres de lait. Chacun oublie que la lutte solidaire, l'union, sont les seules réponses politiques et syndicales aux offensives menées par un gouvernement qui se sert de ce manque de solidarité dans la revendication pour poursuivre son travail de sape de l'édifice social. Fonctionnaires, agriculteurs, enseignants, retraités et demain accidentés du travail sont quelques uns des groupes que l'on culpabilise, stigmatise auprès de l'opinion pour faire passer des réformes dont au final nous pâtirons tous.