12.11.2009

TOURNER LA PAGE DU DOLLAR

       Tout un dossier du Monde était consacré mardi au dollar. Conclusion globale: la fin de la monnaie américaine comme monnaie internationale n'est pas pour demain, ni même après-demain. Pourtant, aucun des arguments avancés n'est vraiment convaincant et ne repose finalement que sur une absence de volonté politique forte et le refus d'imaginer véritablement une autre solution. Les exemples ne manquent pourtant pas. Il est vraisemblable qu'un même dossier à l'ère où la livre sterling était considérée comme une monnaie de référence aurait donné les mêmes résultats. Rappelons-nous également la méfiance des Allemands à la création de l'Euro. L'avenir est à une monnaie nouvelle et unique au plan mondial. Cette monnaie simplifierait les échanges et éviterait les spéculations.  

11.11.2009

L' ECRIVAIN ET LE PLUMITIF

        Eric Raoult, qui lui aussi ne doit pas apprécier La princesse de Clèves, confond écrivain et plumitif. Marie Ndiaye n'est pas Guaino.  Elle écrit et pense ce qu'elle veut. Elle n'est pas là, comme les députés de l'UMP, pour chanter les louanges de Nicolas Sarkozy, quite à dire tout et son contraire dans les 24 heures (voir se qui s'est passé pour l'EPAD). Eric Raoult pense sans doute que Nicolas Sarkozy devrait nommer les membres du jury du Goncourt de façon à ce que le prix désigne de bons petits soldats de la droite. Et pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi pas les membres du jury du festival de Cannes ou des victoires de la musique ? Une chance pour Bigard, Clavier, Barbelivien et Doc Gynéco d'avoir enfin un prix.  

09.11.2009

AU PIED DU MUR

          Le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin donne lieu à une débauche de manifestations, de déclarations et de surenchères dans l'émotion. Il y a lieu bien sûr de se féliciter de cet évènement. Mais cette commémoration bruyante montre une fois de plus que nous sommes dans un monde où le sens de l'histoire est encore un sens unique, car dans le même temps où sont les déclarations pour condamner le mur construit par les Israéliens, pour condamner le mur américain face au Mexique ? Ces murs et d'autres dans le monde (21 000 km recensés) montrent combien l'humanité est malade et dérisoire dans les solutions qu'elle prétend apporter à ce qui sera bientôt un phénomène de masse. Partout les seules réponses apportées sont la barrière, l'expulsion, la contrainte...elles ne pourront rien face aux migrations qui attendent la planète. Les instances internationales et nos dirigeants feraient bien de comprendre que la meilleure réponse à apporter est de cesser de mettre en coupe réglée des territoires entiers et de donner aux habitants ce qu'ils vont chercher ailleurs.