08.11.2009

FILLON DONNE CREDIT AUX BANQUES

        François Fillon était hier à Angers pour l'inauguration du siège régional du Crédit Agricole. A cette occasion il a cru devoir saluer le travail des banquiers. On croit rêver. Faut-il rappeler au premier ministre que la crise que nous connaissons actuellement leur est imputable ? Faut-il rappeler au premier ministre que les banques, laxistes sur leur fonctionnement interne, sont sans pitié pour les petits déposants? Faut-il rappeler au premier ministre que les banques se montrent beaucoup plus parcimonieuses lorsqu'il s'agit de consentir des prêts aux entreprises que lorsqu'il s'agit pour elles de se hasarder sur des produits financiers douteux? Faut-il rappeler au premier ministre que la baisse des taux au niveau des banques centrales n'a pas été intégralement répercutée sur les prêts consentis à leurs déposants? Monsieur Fillon devrait enfin s'étonner avec nous face à des banques présentées comme au bord de la ruine et qui ont été en capacité de rembourser très vite les prêts consentis par l'Etat, des banques dont les titres cotés ont connu ces derniers mois une hausse significative, des banques qui avaient et ont sans doute encore des filiales dans les paradis fiscaux, des banques dont personne n'a été capable de déterminer de façon précise la situation financière.

07.11.2009

LA ROUE DE LA FORTUNE

         Selon les chiffres révélés par Libération hier, ce sont plus de 3 millions d'euros qui auront été consacrés par l' Elysée à la réalisation de sondages. Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, le dénommé Buisson (celui qui sévissait sur LCI pendant la campagne présidentielle, celui qui est aussi pondéré que Lefèbvre dans ses commentaires) s'est octroyé pratiquement la moitié de cette somme à travers sa société Publifact. Voilà une nouvelle démonstration à la fois de la gabegie dans l'utilisation des deniers publics et de la pratique systématique du copinage, porté à la dimension de principe de gouvernement.

03.11.2009

LE MEILLEUR D'ENTRE NOUS

       Laurent Fabius vient de déclarer "si la présidentielle ou la primaire avaient lieu aujourd'hui je ne serais pas en situation de la gagner". On ne peut malheureusement qu'être d'accord avec cette affirmation. Il est en effet étonnant de voir l'animosité que peut susciter chez certains à gauche la simple évocation de son nom  y compris au parti socialiste. Et pourtant! Laurent Fabius est de loin le meilleur pour succéder à Nicolas Sarkozy. La prochaine élection présidentielle s'ouvrira sur un paysage économique et social dévasté ainsi que des finances publiques en faillite. Il ne s'agira plus alors de rivaliser avec Sarkozy dans le bling bling, le show médiatique et les promesses en l'air. Ce ne sera pas non plus le moment de demander la lune. La France aura besoin d'un homme d'expérience, compétent, respecté, et qui, quoi qu'en disent certains n'a plus à prouver son attachement aux valeurs de la gauche. Il le démontre simplement, sans effets de manches, sans céder à la surenchère à laquelle se livrent certains sur le registre "plus à gauche que moi tu meurs", à la "balkanisation" de la gauche avec la multiplication d'ambitions stériles. Il nous reste à espérer que d'ici 2012, certains retrouveront une certaine lucidité.